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Non au harcèlement scolaire

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1 harcelement scolaire

Le harcèlement se définit comme une violence répétée qui peut être verbale, physique ou psychologique. Cette violence se retrouve aussi au sein de l’école. Elle est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut se défendre.

Nous nous sommes entretenus avec Catherine Verdier, psychologue-thérapeute-analyste pour enfants et adolescents et fondatrice de Psyfamille qui est un centre thérapeutique et Présidente d’une association Amazing Kids.

Définissons le harcèlement scolaire

Selon l’OMS, le harcèlement scolaire est une violence de la part d’un ou de plusieurs enfants à l’égard d’un enfant. Cette violence est répétée, intentionnelle et s’étend sur une longue durée. L’UNESCO ne différencie plus le harcèlement du cyber-harcèlement et évoque le fait que personne ne vient en aide à la victime (témoins ou adultes).

L’ONU dit clairement que «l’école a une responsabilité sociale qui ne se limite pas à l’enseignement et à l’apprentissage. Les enfants passent une grande partie de leur temps à l’école. Les établissements scolaires doivent leur offrir un cadre physique et psychosocial sain qui favorise leur bienêtre».

Les conséquences harcèlement scolaire

Les conséquences sont à court terme une baisse de l’estime de soi, des problèmes de santé physique ou psychologiques ou les deux, des problèmes de sommeil, d’appétit, des problèmes d’auto-mutilation, de retrait social, une chute des résultats scolaires, décrochage scolaire et cela peut aller jusqu’au suicide.

Tout changement brusque d’attitude doit faire penser aux parents que leur enfant a des soucis à l’école. Les conséquences à long terme: des adultes qui ont été harcelés enfants racontent qu’ils sont encore impactés au niveau de leur confiance qui a été ébranlée.

Le harcèlement scolaire au Luxembourg

Au Luxembourg pour le moment, il n’existe pas de législation pour encadrer ce genre de problème qui pourtant peut s’avérer très grave. Et il y a clairement des cas de harcèlements scolaires dans le pays.

Il existe seulement une initiative nommée Bee Secure qui concerne le cyber-harcèlement et il existe des services psychologiques pour cela, mais est-ce suffisant ?

Catherine Verdier nous disait que «la France a mis pas mal de chose en place même si cela n’est pas suffisant car quand il s’agit de violence envers les enfants, on n’en fait jamais assez. Les prises de conscience viennent souvent du terrain mais pas des instances politiques.  Il serait bon d’avoir au Luxembourg une cellule interministérielle dédiée au harcèlement scolaire. Il y a une mobilisation sur le terrain mais cela n’est pas suffisant. Je suis la SEULE association au Luxembourg à couvrir ce sujet.»

La force des médias

Catherine Verdier nous disait que les médias ont aidé le phénomène à se faire connaître et a aidé les enfants et les adolescents à se livrer, à se sentir moins seuls.

L’association Amazing Kids

Cette association qui date de 2019 a pour but d’oeuvrer pour la prévention du harcèlement scolaire dès le plus jeune âge. Le comité prévoit des actions et a développé depuis 3 ans un concours qui s’appelle «Oui au respect, oui au e-respect». C’est une façon d’entrer dans les écoles et de proposer aux enfants qui sont de jeunes citoyens des sujets, des solutions, des discussions. L’association leur demande de créer un projet soit écrit, soit sous forme vidéo, ou sous forme artistique.

Le centre thérapeutique Psyfamille

C’est un centre thérapeutique et un Centre de Formation dédié au harcèlement. Le centre évolue depuis quelques mois en un centre de confiance en soi pour les enfants car c’est l’aboutissement des 25 ans de carrière de Catherine Verdier. Psyfamille est agréé Centre de Formation au Luxembourg depuis mai 2019.

Catherine Verdier nous disait «Dans ce centre on «répare» les blessures où l’estime de soi est touchée. On répare la confiance en soi et parfois on la reconstruit car les enfants sont abimés. Dans le harcèlement scolaire, le coeur de la dynamique psychique c’est justement l’estime de soi. C’està-dire que les harceleurs n’ont pas une estime d’eux-mêmes suffisamment forte et ont besoin de rabaisser l’autre pour se sentir fort. Dans les faits, les victimes ont souvent une estime d’eux plus forte que leurs harceleurs.»

Partant de tous ces constats, depuis fin novembre 2021, Catherine Verdier a ouvert ce Centre européen de confiance en soi pour les enfants et il y a également des ateliers organisés pour les parents.

Cet article a été réalisé par Letz be healthy.

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